Linda Gaboriau
Forests
Traduction du français vers l'anglais (livres de langue anglaise)

Photo : Josée Lambert
Linda Gaboriau,
Montréal,
Forests
(Playwrights Canada Press; distribué par l’éditeur)
(ISBN 978-0-88754-793-5)
Note biographique
Linda Gaboriau, dramaturge et traductrice littéraire reconnue, a traduit quelque 100 pièces et nouvelles d’écrivains québécois parmi les plus importants, notamment des œuvres qui comptent au nombre des mieux connues dans le Canada anglais. Forests, sa troisième traduction vers l’anglais d’une pièce de Wajdi Mouawad, est son deuxième GG (Stones and Ashes, 1996, une traduction de Cendres de cailloux de Daniel Danis). Après avoir étudié la langue et la littérature française à l’Université McGill, elle a été journaliste pigiste pour CBC et pour la Gazette de Montréal. Elle a travaillé dans les milieux du théâtre québécois et canadien, et est par ailleurs directrice fondatrice du Banff International Literary Translation Centre, où elle a dirigé plusieurs résidences de traduction et projets d’échange internationaux. Originaire de Boston, Linda Gaboriau est installée à Montréal depuis 1963.
Commentaire du jury
S’il est possible qu’une traduction donne accès au sublime, celle de Linda Gaboriau, qui nous offre en anglais Forêts de Wajdi Mouawad, y parvient assurément. L’univers de Mouawad, chargé d’émotions, y brille dans toute sa force et son sentiment d’urgence. Un triomphe de la langue qui s’adresse directement au cœur et à l’âme.
Extrait
(Reproduit avec permission)
"ODETTE
Gérard, Gérard, Gérard!
GÉRARD
Mama.
ODETTE
Take this knife and kill me! Kill me or I will kill them. I can do it, I know I can.
GÉRARD
No.
ODETTE
Kill me. There’s nothing human left in me. I’ve failed at everything. It was all lies. Look… look at my face in the mirror. Can you see that—the face of a wolf instead of my own image?
GÉRARD
She went mad, astray in the limbo of her secret thoughts. My mother’s heartbreak became unbearable. We had to lock her up, tie her up. Odette, who was so beautiful, was overcome with distress and she lost her mind.
LUDIVINE
You’re trembling.
GÉRARD
Yes, I’m trembling. Because I feel as if the stars have moved a few millimetres closer to us, at the mere thought of evoking the night when the catastrophe of my life was revealed. Ludivine.
LUDIVINE
Here I am, Gérard. Here I am."
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