Discours
Remarques de Joseph L. Rotman : Chambre de commerce
Chambre de commerce, le 19 octobre, 11 h 15
Je suis très heureux d’être de retour à Calgary, une ville avec laquelle j’entretiens depuis longtemps des relations d’affaires et sociales. De 1974 à 1996, j’ai passé au moins une semaine par mois ici, dans l’industrie de la prospection.
Je vous remercie de m’avoir invité à ce rassemblement pour vous parler des arts et de la culture. Personnellement, j’ai vu de près comment la créativité des artistes de toutes les disciplines s’apparente au génie des gens d’affaires, particulièrement ceux qui trouvent du pétrole et du gaz comme les géologues ou les géophysiciens. J’ai souvent fait référence aux entrepreneurs de l’industrie pétrolière et gazière comme des peintres travaillant sur un canevas de beauté. Au cours de cette visite, j’ai regardé Calgary avec mes yeux de président du Conseil des arts. Je suis ici, à titre de représentant d’un organisme public de soutien aux arts – et les Canadiennes et les Canadiens devraient être très fiers de cette infrastructure et du développement artistique qu’elle a rendu possible.
Le secteur artistique professionnel de l’Alberta est en pleine croissance. Je suis en mesure de comparer ce qui existait dans les années 1970 avec la situation d’aujourd’hui, et je peux dire que le leadership de cette ville a entraîné une transformation réussie qui a su faire de la culture un des principaux piliers de la communauté.
J’estime que Kevin Libin n’a pas raison dans son article publié dans le National Post de samedi. En réponse à la nomination officielle de Calgary, comme capitale culturelle du Canada pour 2012, il a dit : « Ce n’est pas parce qu’Ottawa appelle Calgary une zone artistique dynamique et qu’elle lui remet un chèque, que Calgary est réellement une zone artistique dynamique. » À mon avis, Kevin est trop cynique. Cependant, il reconnaît les efforts des leaders des collectivités artistiques locales pour insuffler à Calgary le sens de la culture, en dépit d’un terreau loin d’être fertile. Je suis en total désaccord avec lui concernant les terreaux fertiles et les résultats. Je lui répondrais que les faits actuels et la transformation qui a eu lieu le contredisent et que les résultats atteints sont plutôt spectaculaires.
Avec l’élection d’Alison Redford, comme chef des progressistes-conservateurs, cette transformation semble se poursuivre, et j’ai été grandement encouragé par sa déclaration concernant sa politique sur les arts et la culture qui dit, et je cite : « Les arts sont tout aussi importants que les résultats bancaires et les bénéfices nets et, comme première ministre, je leur apporterai le soutien dont ils ont besoin depuis si longtemps. », fin de la citation. Elle a ajouté certains chiffres très intéressants à cet énoncé : « En 2009, l’Alberta Arts Foundation (AFA) a octroyé 35 millions de dollars en subventions qui, à leur tour, ont engendré 235 millions de dollars en activités économiques directes ainsi que plus de 5 000 emplois à temps partiel et à temps plein.
Le monde des affaires en particulier a joué et continue de jouer un rôle important dans la prospérité de la scène artistique albertaine. Fier de ses nombreuses entreprises, grandes et petites, le monde des affaires de Calgary a noué d’importants partenariats publics-privés dans les arts.
Les secteurs privé et public, ainsi que les arts, peuvent contribuer à la croissance d’une communauté créative et vivante, et lorsque ces trois secteurs travaillent de concert, les avantages ne peuvent être que nombreux.
Les arts favorisent aussi chez la main-d’œuvre et l’ensemble de la population, un esprit d’innovation, d’ouverture et de créativité. Comme le maire Nenshi l’a dit récemment dans une entrevue à la CBC : « Tout le monde veut vivre dans une ville qui leur offre une grande compagnie de ballet, même si ces gens ne vont jamais au ballet. »
Comme je l’ai dit auparavant, je vois l’industrie pétrolière et gazière comme une entreprise créative, et j’ai réellement aimé découvrir de nouveaux secteurs d’exploration, dirigé par un créateur, ou cherchant à trouver pour la science une nouvelle technologie, afin d’accroître un taux de recouvrement de cinq à 20 pour cent. La création de richesse qui en résulte alors se traduit par des avantages pour tous ceux qui y ont participé de près ou de loin. Nous pouvons donc dire que les artistes font eux aussi de l’exploration.
Les points que j’ai soulevés ne sont pas nouveaux pour moi. Les chercheurs, partout dans le monde industrialisé, se montrent de plus en plus persuasifs lorsqu’ils font le lien entre l’innovation dans les arts et l’innovation en affaires. Et, à ce sujet, je vous invite à lire The Design of Business, publié par Harvard Business Press, en 2009.
Lorsque je réfléchissais à ce que je vous dirais, j’ai pensé qu’il serait intéressant de décrire, du point de vue de l’homme d’affaires, et particulièrement de quelqu’un qui provient de l’industrie pétrolière et gazière, pourquoi je m’intéresse depuis si longtemps au mieux-être du secteur artistique.
J’ai été attiré par le volontariat dans les arts pour trois grandes raisons :
- Par devoir civique comme entrepreneur et citoyen;
- Pour l’enrichissement de mon esprit et de mon âme;
- Pour développer un vaste et intéressant réseau de relations personnelles.
Permettez-moi de vous parler plus en détail de chacune de ces trois raisons.
Devoir civique
J’ai eu la chance d’avoir deux professeurs d’université qui sont devenus mes mentors. Ils m’ont aidé à comprendre la créativité nécessaire aux affaires par l’étude de la macroéconomie, le marketing et la stratégie. Pendant deux ans, ces deux hommes m’ont guidé, sondé et motivé pendant les classes et après celles-ci. Tous les deux m’ont encouragé à poursuivre une carrière universitaire et à aider les autres à comprendre l’importance et la signification de la créativité ou de l’innovation en affaires, ainsi que l’importante contribution des chefs de file du monde des affaires pour la société.
Ces connaissances sont devenues un objet de fierté pour moi, comme homme d’affaies, ainsi que la base de mon intérêt marqué pour le fonctionnement du monde des affaires. Ils ont insisté sur le fait que les gens d’affaires doivent jouer un grand rôle dans la société, afin de faire fonctionner le système entrepreneurial libre de façon efficace et efficiente dans le cadre de notre système sociétal dans l’ensemble. Ils m’ont démontré à quel point la société dépend de la création de richesse par les chefs de file du milieu des affaires.
J’estime qu’une culture artistique diversifiée et vigoureuse est vitale au mieux-être de la vie communautaire. C’est pour cette raison entre autres que j’ai accepté, il y a quelques années, la présidence du Musée des beaux-arts de l’Ontario et que j’occupe maintenant celle du Conseil des arts du Canada.
Considérons brièvement les avantages que les arts ont procurés à Calgary. Imaginons pour un moment cette ville sans ses principales institutions, notamment le Calgary Philharmonic, la Calgary Opera, le Theatre Calgary, One Yellow Rappit et le Glenbow Museum. Saviez-vous que depuis plus de 40 ans, l’Alberta Theatre Projects a produit près de 250 pièces canadiennes pour des publics locaux et internationaux?
La ville qui se classe cinquième dans le sondage sur la viabilité mondiale de l’Economist Intelligence Unit aurait probablement reçu un autre classement.
Depuis, l’Alberta Theatre Projects a prospéré tant localement qu’internationalement. Son succès, il le doit en partie grâce aux subventions pluriannuelles du Conseil, qui lui ont procuré un soutien fiable, ainsi qu’à des fonds généreux et continus versés par un vaste réseau de chefs de file du secteur privé qui ont parrainé diverses activités. Enbridge, qui est le principal commanditaire de l’Annual Playrites Festival of New Canadian Plays de l’Alberta Theatre Projects, en est un exemple.
Enrichir l’esprit et l’âme
Ma deuxième raison pour appuyer les arts, c’est l’enrichissement de mon esprit et de mon âme par les arts. Lorsque j’étais étudiant à l’Université Western Ontario, tous les samedis après-midi, mes trois compagnons de chambre et moi-même apportions chacun notre radio que l’on installait dans les quatre coins du salon, puis nous nous régalions en écoutant de l’émission Texaco Saturday Afternoon at the opera, en quadraphonie, bien avant l’arrivée du son stéréophonique. Ces modestes concerts ont formé la base de mon grand amour pour l’opéra et d’autres formes de musique.
Plus tard, de 1960 à 1962, mon épouse et moi-même avons vécu à New York où les arts visuels connaissaient une transformation marquante, tant du point de vue du style que de l’ampleur. Nous avons rencontré Warhol et Lichtenstein avant même qu’ils soient connus.Ce que j’ai retenu de mon exposition aux arts visuels, c’est que les artistes nous proposent à tous de nouvelles avenues dans ce que Roger Martin décrit comme la « pensée-design », un processus qui allie la pensée analytique acquise et la créativité artistique intuitive pour créer notre équilibre dynamique, à nous comme individus.
Les artistes nous amènent, par les diverses façons dont notre pensée et notre cerveau fonctionnent, dans les nouveaux mondes d’invention créative qui nous interpellent à ce moment-là. J’amène mes petits-enfants dans des musées et des théâtres, et je me réjouis de voir l’impact qu’ont ces visites sur leurs jeunes esprits.
Les artistes n’hésitent pas à franchir les barrières dans le cadre de leur travail. Ils perçoivent les modèles et manières d’être, et les rendent réels pour le reste d’entre nous. Je les salue pour cela.
Ce que je crois, et ce que Roger Martin a dit, c’est que ce processus créatif est nécessaire et qu’il contribue à la réussite personnelle et à en affaires, comme il nous amène à innover dans notre pensée entrepreneuriale et dans notre façon de vivre comme être humain.
Relations avec des gens merveilleux
Ma troisième et dernière raison est très égoïste. Être au bon endroit, au bon moment, et parler aux bonnes personnes entraîne souvent des occasions et des idées inattendues, ainsi que de merveilleuses relations. Plus votre réseau est vaste, plus il est plus probable que ces occasions se présentent. C’est peut-être à cause de leur aura créative que les arts attirent des gens de tous les milieux et qu’ils leur ouvrent les portes de mondes autres que ceux de leurs intérêts sociaux et d’affaires immédiats. Si vous vous intéressez aux arts, je vous garantis que vous rencontrerez de nombreuses personnes très intéressantes.
Permettez-moi de vous donner un exemple personnel. Travailler avec le vice-président du Conseil, Simon Brault, s’est avéré une merveilleuse introduction à la vie et à la vitalité culturelle du Québec. La charmante épouse de Simon, Louise Sicuro, a fondé les Journées de la culture, initiative se déroulant au Québec et qui a inspiré la Fête de la culture, événement national.
Dans un récent éditorial du journal Le Devoir, Louise a lancé un cri du cœur en disant : « …nous pouvons et nous devons innover davantage en matière de démocratisation culturelle en défendant l’idée d’une citoyenneté active enrichie par la fréquentation des arts… ».
Cependant, force nous est de constater que pour la majeure partie de la population, participer, assister ou s’adonner régulièrement à des activités artistiques ne correspond pas à ces attentes. Cette situation demeure un défi. Ici, comme dans d’autres démocraties, nous remarquons que, en termes de culture, l’offre ne détermine pas la demande. L’augmentation de la demande serait générée par un processus systématique d’éducation, de sensibilisation et de médiatisation que l’on devra mener en ce sens. Dans le cas contraire, l’exceptionnelle production artistique, qui est soutenue par le gouvernement, les philanthropes et les commanditaires, demeurera l’apanage d’un seul segment de la population, celui qui a eu le privilège et les moyens financiers d’y être exposé.
Selon ma propre expérience comme spécialiste en services bancaires, j’ai réalisé que les gens d’affaires et les artistes sont des partenaires naturels et qu’ils partagent de grandes similitudes. Nous sommes tous essentiellement des preneurs de risque, nous sommes dotés d’un optimisme fondamental et nous relevons les défis avec enthousiasme. Nous sommes prêts et aptes à nous investir dans des quêtes et des entreprises, ainsi qu’apprendre de nos fautes. C’est au contact de la créativité, de l’indépendance et des défis que nous nous épanouissons.
Les arts peuvent représenter la marque d’une entreprise d’une façon très particulière. Par exemple, à une récente foire de marketing de services financiers, l’Euro Banking Association, établie à Paris, a choisi comme symbole pour son stand canadien, non pas un orignal, non pas une « police montée », mais bien Glenn Gould, pianiste canadien et génie créatif connu dans le monde entier.
Le choix de l’Association a attiré de nombreux commentaires de la part des médias et nous, au Conseil des arts, avons été naturellement ravis que le milieu bancaire adopte une icône culturelle canadienne comme symbole d’innovation et marque de la compagnie.
Permettez-moi ici de vous parler spécifiquement de l’Alberta.
Depuis quelques années, le Conseil s’est affairé à développer une relation de travail plus étroite avec ses partenaires albertains, y compris le Calgary Arts Development et son organisation sœur, l’Edmonton Arts Council, qui, tous deux, ont été de remarquables défenseurs des arts, comme éléments clés dans la réussite à long terme de la ville.
Dans cette province, le secteur artistique a une influence importante en termes d’économie. Il comprend des entreprises commerciales telles que des compagnies de télévision, de cinéma et de jeux vidéo, des studios d’animation, des maisons de disque, des distributeurs de films, des chaînes de cinéma et des bibliothèques publiques. Si vous voulez connaître une estimation approximative de l’impact économique global de la culture au Canada, il serait raisonnable de dire que le secteur représente 46 milliards de dollars et qu’il emploie directement quelque 140 000 artistes, et ce, sans compter les emplois indirects découlant de toutes les activités artistiques.
Le Conseil des arts, bien que ne représentant qu’une modeste partie de ce secteur, est le principal organisme de soutien aux professionnels des arts et aux organismes artistiques sans but lucratif du pays. Il est un catalyseur crucial. Il octroie des subventions, principalement grâce à un processus d’évaluation par les pairs, à des organismes artistiques et à des artistes, et ce, à toutes les étapes de leur carrière. La chanteuse de jazz Diana Krall a reçu du soutien au début de sa carrière. Elle connaît maintenant un très grand succès commercial, et des histoires comme la sienne, il y a en a beaucoup.
Le rôle du Conseil consiste à favoriser et à célébrer l’excellence. Il le fait principalement en art, mais il le fait aussi en sciences humaines et sociales, grâce au Programme Killam et aux Prix Molson.
Mais, le Conseil a aussi pour rôle de :
- soutenir la création et la production d’œuvres de mérite;
- aider les organismes artistiques à présenter le talent et les réalisations;
- rendre nos arts accessibles aux Canadiens et aux publics de l’étranger;
- faire la promotion de la sensibilisation du public aux arts et aux avantages qu’ils génèrent pour la société; et
- fournir des conseils d’experts et des recommandations au sujet d’enjeux en matière de politique publique qui ont un impact sur les artistes et organismes artistiques.
Permettez-moi de vous faire part de mon point de vue personnel, afin que vous puissiez bien comprendre mon engagement envers les arts.
- Les arts font partie du réseau connecteur qui aide à modeler le caractère de notre société et à favoriser des liens entre nous, grâce aux valeurs et principes qu’ils nous enseignent.
- Les arts nous font rire et pleurer. Ils suscitent plaisir et réflexion chez des millions de personnes qui participent et permettent aux communautés de partager ces émotions.
- Les arts font la promotion de notre propre compréhension et de celle des autres, et ajoutent de la valeur et de la richesse à notre façon de réagir dans nos interactions avec les autres au quotidien.
- Les arts alimentent nos ressources individuelles en matière d’imagination créative et d’innovation, ce qui engendre de l’enthousiasme et du changement dans nos vies.
- Les arts nous communiquent de l’énergie et nous influencent tous, par l’entremise de la participation personnelle à la vie culturelle contemporaine.
Une fois encore, j’appuie la déclaration de votre nouvelle première ministre, et je cite : « Nous nous servons des arts et de la culture pour construire notre appartenance comme Albertains vivant notre propre mode de vie (…). Je fais la promotion des arts et de la culture, qu’il s’agisse de notre héritage comme de la stimulation et présentation d’initiatives créatives, parce que je crois que l’Alberta vaut la peine qu’on la connaisse. » Je ne peux que féliciter la première ministre pour sa pensée visionnaire.
J’adresse mes derniers mots à chacun de vous et comme gens d’affaires et vous encourage à nouer des relations plus étroites entre gens œuvrant en affaires et gens œuvrant en art. Ces deux mondes ont beaucoup plus en commun que vous ne le pensez, et vous pourrez tirer avantage des nombreuses occasions qu’ils génèrent.
Je crois fermement à la productivité des partenariats. Je sais, par expérience et par les avantages dont j’ai bénéficié, que chacun d’entre nous peut en tirer profit si nous cherchons à mieux nous connaître les uns les autres.
Maintenant, le moment est venu de faire appel à vous.
Après la Première Guerre mondiale, personne n’a remis en question l’idée que la production d’œuvres d’art devait s’accroître ou que les institutions comme les musées et orchestres devaient être plus nombreuses dans les collectivités. Le degré de participation du gouvernement, le degré de fiabilité des fondations et des donateurs du secteur privé variait de façon importante d’un pays à l’autre. Mais, il est juste de dire que les démocraties occidentales présumaient que l’augmentation de la production d’œuvres d’art ou de la participation aux arts était bénéfique pour les collectivités.
L’évolution du secteur artistique a donc pris son essor et nous n’avons qu’à observer les modèles de croissance et l’ampleur actuelle du domaine des arts pour réaliser que l’effort global visant à accroître le système de la création et de la diffusion d’œuvres d’art a porté fruits.
Cependant, cette époque d’expansion mondiale est terminée. Toutes les démocraties occidentales sont aux prises avec la récession économique et les restrictions financières. Il est inutile que j’énumère les orchestres symphoniques ou les musées qui sont en difficulté, puisque vous les connaissez autant que moi.
Nous avons besoin de votre aide et vous demandons de vous engager envers l’avenir des arts et de la culture, en en faisant une composante clé des politiques publiques.
Les sociétés occidentales ont à repenser leurs priorités. Puisque nous nous intéressons de plus en plus à la qualité de vie et parlons davantage du bonheur et du sens à donner à notre vie, voici donc un nouveau rôle amélioré pour les arts dans la société moderne.
Pour y arriver, nous devons nous joindre aux décideurs qui élaborent les politiques publiques; nous devons parler leur langue et connaître les concepts et mesures qui les touchent. Puis, nous devons trouver des manières de leur faire reconnaître nos arguments, preuves irréfutables en mains.
Nous avons besoin d’un nouveau cadre dans lequel nous positionnerons l’importance des arts pour donner à la culture une place à la table de discussion. (Il s’agit de l’expression que j’utilise quand je parle d’un positionnement important à côté de représentants d’autres secteurs des politiques comme la santé, le commerce, l’environnement et la sûreté nationale). Et, ici, je veux dire « positionner à part égale », et non comme une « commodité qui offre certains avantages ». Nous avons besoin de votre soutien, comme gens d’affaires et comme citoyens de notre grand pays, le Canada.
Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de vous parler. Si vous avez des questions, soyez assurés que je ferai de mon mieux pour y répondre.