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Communiqués - 2004

Les Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques : Annonce des lauréats

Ottawa, le 3 mars 2004 - Le Conseil des arts du Canada a annoncé aujourd’hui les noms des sept lauréats de la cinquième édition des Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques.

Vous trouverez des images téléchargeables des artistes et de certaines de leurs œuvres sur le site web du Conseil des arts du Canada, au www.conseildesarts.ca/prix/ggvma.

Lors d’une cérémonie qui se déroulera le mercredi 10 mars, à Rideau Hall, les artistes Iain Baxter, Eric Cameron, Istvan Kantor, Garry Neill Kennedy, John Oswald et Ian Wallace, ainsi que le conservateur, artiste et défenseur des arts autochtones Tom Hill recevront leurs prix des mains de Son Excellence la très honorable Adrienne Clarkson, gouverneure générale du Canada.

« Les lauréats de cette année nous montrent un art canadien empreint de profondeur et d’une grande sensibilité, où se manifestent également humour et enjouement, a déclaré la gouverneure générale. Le raffinement de leur travail nous aide à comprendre le processus créatif et ce que cela signifie pour nous tous. »

« Les artistes interprètent et révèlent la complexité des événements qui les touchent d’une manière que nous n’aurions jamais cru possible. Ainsi, les lauréats de 2004 nous éduquent et nous inspirent, ils nous incitent à voir les choses différemment. Énergiques et visionnaires, ils nous ont communiqué, sous de multiples formes, une critique passionnée de notre société », a précisé John Hobday, directeur du Conseil des arts. 

Financés et administrés par le Conseil des arts du Canada, ces prix annuels ont été créés en juin 1999 et présentés pour la première fois en mars 2000. Ils viennent saluer les carrières remarquables d’artistes canadiens en arts visuels et en arts médiatiques, ainsi que la contribution exceptionnelle qu’une personne a pu apporter à ces domaines artistiques sous forme de bénévolat, de philanthropie ou, encore, de participation à des travaux de conseils d’administration, à des activités de rayonnement communautaire ou à des activités professionnelles.

Outre un prix de 15 000 $, chaque lauréat recevra une œuvre originale réalisée par le néo-écossais Walter Ostrom, artiste céramiste et gagnant du prix Saidye-Bronfman de 2003.

Vous trouverez ci-dessous des notes biographiques sur les sept lauréats, ainsi que les commentaires du jury sur ceux-ci. Les six lauréats des catégories artistiques sont présentés par ordre alphabétique et suivis du lauréat de la catégorie « contribution exceptionnelle ».

Iain Baxter
Iain Baxter a étudié la zoologie et les sciences de l’éducation à la University of Idaho avant de recevoir une maîtrise en beaux-arts à la Washington State University. Il a enseigné à l’Université de la Colombie-Britannique, à l’Université Simon Fraser, au Emily Carr Institute of Art and Design et à l’Université York. Il est actuellement professeur émérite à l’École des beaux-arts de l’Université de Windsor, où il enseigne depuis 1988. Ses œuvres, réalisées en solo ou comme associé de la N.E. Thing Co., ont été exposées partout au Canada et aux États-Unis, et font maintenant partie de nombreuses collections, notamment celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Museum of Modern Art de New York et de la Vancouver Art Gallery. Iain Baxter vit à Windsor.

Commentaire du jury : « L’œuvre d’Iain Baxter couvre une étendue aussi vaste que le contexte culturel dans lequel il a travaillé, soit des années soixante jusqu’à aujourd’hui. Ses œuvres conceptuelles et ses expériences novatrices avec différents moyens d’expression - photographie, caissons lumineux, vidéos, éléments environnants, bases de données et installations - lui ont valu les titres de marchand d’idées, de provocateur, d’avocat du diable, d’activiste et de critique social. Doté d’une insatiable curiosité, Baxter continue de fasciner les Canadiens et le monde entier, et d’abolir les barrières entre l’art et la vie. Il a exercé une influence profonde et unique en tant qu’artiste et éducateur. »

Eric Cameron
Eric Cameron a étudié la peinture au King’s College de la University of Durham, à Newcastle upon Tyne, et l’histoire de l’art au Courtauld Institute de Londres. Il a enseigné à la University of Leeds, en Angleterre, à l’Université de Guelph, en Ontario, au Collège des arts et de dessins de la Nouvelle-Écosse, et enseigne actuellement à l’Université de Calgary. Depuis les années cinquante, Cameron a exposé ses œuvres dans son Angleterre natale, en Europe, aux États-Unis ou au Canada. Il a beaucoup enseigné et publié, son œuvre principale étant English Roots (2001). Il a reçu le prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton en 1993 et le prix Gershon-Iskowitz en 1994. Eric Cameron vit à Calgary.

Commentaire du jury : « Au cours d’une carrière qui s’étend sur plus de 40 années, Eric Cameron s’est consacré farouchement tant à la pratique artistique qu’à son travail d’historien de l’art et de professeur. Il s’est passionné pour les processus de l’art - et de la vie - ainsi que pour ceux de la transformation (souvent d’objets quotidiens), exerçant ainsi une fascination sur un nombre croissant d’admirateurs. Théoricien et écrivain très imaginatif, il a exploré intimement, par son écriture et par son art, les mystères de l’art et de la vie. »

Istvan Kantor
Istvan Kantor (connu auparavant sous le nom de Monty Cantsin) est un artiste et un producteur en arts médiatiques, qui travaille dans les domaines de la performance, de la robotique, de l’installation, du son, de la musique, de la vidéo et des nouveaux médias. Ses performances robotisées interactives ont été présentées à Ars Electronica 2000. Il a reçu le prix Téléfilm Canada pour le meilleur vidéo canadien en 1998 et celui de la Transmediale 2001, à Berlin. Les médias qualifient son œuvre avant-gardiste de rebelle et d’anti-autoritaire, ainsi que de techniquement novatrice et très expérimentale. Istvan Kantor a vécu à Budapest, à Paris, à Montréal et à New York. Il habite actuellement à Toronto.

Commentaire du jury : « Les travaux d’Istvan Kantor en vidéo et en performance se situent à la fine pointe et aux frontières critiques de l’art contemporain. Son œuvre énonce une esthétique de l’excès agressive et sans excuses. Son art inconditionnellement interdisciplinaire et néodada lui a valu un grand public international et une réputation exceptionnelle. Kantor embrasse la technologie pour faire face à sa nature oppressive et pour se révolter contre l’engourdissement des esprits qu’elle provoque et contre les structures de pouvoir qu’elle soutient. »

Garry Neill Kennedy
Garry Neill Kennedy a étudié au Ontario College of Art, à la University of Buffalo et à la University of Ohio. En 1967, à l’âge de 32 ans, il a été nommé président du Collège des arts et de dessins de la Nouvelle-Écosse, devenant ainsi le plus jeune à avoir jamais assumé cette charge. Il a dirigé le collège pendant 23 ans. En plus d’y enseigner, il a donné des cours et des conférences partout au Canada, aux États-Unis et en Europe. Parmi ses nombreuses expositions, l’une des plus importantes fut celle du Musée des beaux-arts du Canada en 2000. Il a reçu le prix Portia-White du Conseil des arts de la Nouvelle-Écosse en 2000. Garry Kennedy vit à Halifax.

Commentaire du jury : « Garry Neill Kennedy est l’une des personnalités les plus remarquées de l’art canadien. Il a non seulement produit un ensemble de peintures conceptuelles reconnues partout dans le monde, mais il a aussi joué un rôle de premier plan dans la reconnaissance internationale qu’a acquise le Collège des arts et de dessins de la Nouvelle-Écosse, qu’il a dirigé de manière novatrice pendant 23 ans. Kennedy est à la fois un artiste et un philosophe, qui critique ou remet en question la nature, les matériaux, les processus et les conventions de l’art. Son art, irrévérencieux, est tissé d’humour et d’ironie. »

John Oswald
John Oswald est un véritable artiste multidisciplinaire. Artiste des médias et du son, compositeur, performer et danseur, il défie les catégories : tout est pour lui matériau artistique. Il a forgé le terme « plunderphonics » à la fin des années quatre-vingt pour décrire le pillage, ou l’appropriation, qu’il fait de musiques et d’images bien connues, qu’il manipule ensuite de manière originale. Oswald jouit d’une réputation internationale comme chef de file de la composition contemporaine. Le journal Globe and Mail a qualifié sa dernière œuvre, Aparanthesi, d’« expérience mystique ». Il a créé l’opéra dansé Spinvolver (avec Susanna Hood) à Berlin, en 2003. Il exerce sa créativité en électroacoustique en tant que directeur de la recherche au Mystery Lab de Toronto, ville dans laquelle il habite.

Commentaire du jury : « Artiste du son, alchimiste d’images, compositeur et artiste des arts médiatiques, John Oswald a créé un art - et un vocabulaire - bien à lui dans un œuvre exceptionnel et novateur. Il maîtrise remarquablement la transformation sur une échelle de temps prolongé et il s’avère particulièrement habile dans la déconstruction du son et de la musique. Pillard prolifique de tout ce qui est disponible dans la culture moderne, Oswald examine sérieusement, dans un art souvent ludique, des éléments fondamentaux. Son influence sur une génération entière d’artistes et sa réputation internationale témoignent d’un esprit libre voué à l’innovation et à l’exploration. »

Ian Wallace
Ian Wallace détient une maîtrise en histoire de l’art de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) en 1968. Considéré comme le « grand-père » de l’art conceptuel à Vancouver, il a innové par son approche de la photographie et de la peinture. Enseignant à la fois à la UBC (de 1970 à 1987) et au Emily Carr Institute of Art and Design (de 1972 à 1998), il a aussi innové en associant l’histoire de l’art avec l’art et les médias contemporains. Il a beaucoup enseigné et exposé en Europe (surtout en France, en Belgique, en Italie et en Angleterre), aux États-Unis et au Canada. Par ses conférences et ses écrits, il a exercé une grande influence sur plusieurs générations d’étudiants au Emily Carr, à la UBC et ailleurs. Ian Wallace vit à Vancouver.

Commentaire du jury : « Ian Wallace est une autorité dans le domaine de l’art canadien contemporain. Sa manière de représenter la réalité s’étend au-delà du documentaire pour atteindre un haut niveau de réflexion et d’abstraction. Le rôle important qu’il a joué dans l’évolution de l’art conceptuel à Vancouver et ses années comme professeur d’histoire de l’art à l’Université de la Colombie-Britannique et au Emily Carr Institute of Art and Design ont exercé une influence profonde sur les étudiants et sur les artistes. Son importante contribution en tant qu’enseignant et écrivain a fait de lui un grand ambassadeur culturel du Canada. »

Tom Hill
Tom Hill a occupé des postes importants dans le domaine artistique au Canada, et ce, depuis plus de 30 ans. À titre de conservateur, d’écrivain, d’historien de l’art, de bénévole et d’artiste, il a joué un rôle déterminant dans le développement des arts visuels chez les autochtones. Hill, qui est un Konadaha Seneca, a étudié au Ontario College of Art; il détient aussi un certificat en études muséales de l’Association des musées de l’Ontario. Depuis sa participation au Pavillon des Indiens du Canada à l’Expo 67, il est devenu le premier conservateur d’art autochtone au pays. Membre infatigable d’innombrables comités et conseils d’administration, il a aussi beaucoup enseigné et écrit. Parmi les récompenses qu’il a reçues, mentionnons un doctorat honorifique de l’Université Wilfrid Laurier. Depuis plus de 20 ans, il dirige le musée du Woodland Cultural Centre, près de Brantford. Tom Hill vit à Ohsweken, en Ontario.

Commentaire du jury : « Les nombreuses contributions de Tom Hill à l’art des peuples autochtones du Canada ainsi que les ponts qu’il a bâtis entre ces peuples et la grande communauté canadienne n’ont point d’égal. En tant que conservateur, écrivain, conférencier, historien de l’art, décideur culturel et bénévole, il a joué un rôle fondamental qui s’est avéré à la fois perspicace et visionnaire. Le dévouement incessant de Hill reflète un esprit généreux. Sa quête résolue d’« équilibre » a bien servi les arts et inspiré des artistes innombrables dans plusieurs domaines. »

Sélection des lauréats
Les lauréats des Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques sont choisis par un jury de pairs indépendant composé d’artistes des arts visuels et médiatiques, et de professionnels des arts de partout au Canada.

Les candidats proposés pour ces six prix doivent avoir réalisé un ensemble d’œuvres exceptionnel et apporté, au cours d’une période de temps substantielle, une contribution marquante au développement des arts visuels ou des arts médiatiques. Les artistes professionnels peuvent soumettre leur candidature dans les quatre catégories suivantes : beaux-arts (peinture et dessin, photographie, gravure et sculpture, y compris les installations et les autres formes d’art tridimensionnel); arts appliqués (architecture et métiers d’art); vidéo et cinéma indépendants; et audio et nouveaux médias. Un jury composé d’artistes et de professionnels des arts visuels et des arts médiatiques de partout au Canada choisit les lauréats parmi les candidatures proposées.

Cette année, le jury était composé des artistes Micheline Beauchemin (de Grondines, au Québec), Evergon (de Montréal), Edward Poitras (de Regina), Tom Sherman (de Syracuse, dans l’état de New York) et Takao Tanabe (de Parksville, en Colombie-Britannique), ainsi que du conseiller en arts Ian Lumsden (de Fredericton).

Cérémonie de remise des Prix -- le 10 mars
Le mercredi 10 mars à 16 h, Son Excellence la très honorable Adrienne Clarkson, gouverneure générale du Canada, remettra les Prix aux lauréats dans la Salle de bal de Rideau Hall (résidence du Gouverneur général, située au 1, promenade Sussex, à Ottawa). Les représentants des médias qui désirent assister à la cérémonie sont priés de communiquer avec le Bureau de presse de Rideau Hall au (613) 998-7280.

Exposition au Musée des beaux-arts du Canada
Le Musée des beaux-arts du Canada présentera une exposition rendant hommage aux récipiendaires des Prix ainsi qu’à leurs œuvres du 12 mars au 1er mai 2004. Les représentants des médias sont invités au vernissage qui aura lieu le 11 mars de 17 h 30 à 19 h 30, dans le Grand Hall du Musée des beaux-arts du Canada, au 380, promenade Sussex, à Ottawa.

Les journalistes qui le souhaitent pourront assister à une avant-première de l’exposition le 10 mars à 10 h. Pour y assister, communiquez avec Anouk Hoederman au (613) 990-6835 ou, par courriel, à communications@gallery.ca.

Témoignage spécial
Le jeudi 11 mars, immédiatement après la période de questions, le président de la Chambre, l’honorable Peter Milliken, rendra hommage aux lauréats à la Chambre des communes.

Pour de plus amples renseignements
Vous trouverez des images téléchargeables des artistes et de certaines de leurs œuvres sur le site web du Conseil des arts du Canada, au www.conseildesarts.ca/prix/ggvma.

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Entrevues avec les lauréats :
Diane Chaperon-Lor
Attachée de presse nationale
(416) 653-0849