Communiqués - 2003
Edward J. Davison, W. Erwin Diewert, François Duchesneau, Tak Mak et David Schindler sont les lauréats des Prix Killam de 2003, d’une valeur de 100 000 $
Ottawa, le 24 avril 2003 - Les Prix Killam, plus prestigieux prix annuels au Canada qui reconnaissent les réalisations exceptionnelles de chercheurs canadiens dans l’une des disciplines du génie, des sciences naturelles, des sciences de la santé, des sciences sociales et des sciences humaines, seront remis cette année à cinq éminents chercheurs canadiens oeuvrant dans les domaines du génie électrique et informatique, de l’économie, de la philosophie, de l’immunologie et de l’écologie.
Les prix décernés à Edward J. Davison, W. Erwin Diewert, François Duchesneau, Tak Mak et David Schindler ont été annoncés aujourd’hui par le Conseil des Arts du Canada, qui administre le Programme Killam.
Remis pour la première fois en 1981, les Prix Killam sont financés par des fonds provenant d’un don fait au Conseil des Arts du Canada par Mme Dorothy J. Killam à la mémoire de son époux Izaak Walton Killam. Ces prix honorent d’éminents chercheurs et scientifiques canadiens oeuvrant au sein d’entreprises privées, d’organismes gouvernementaux ou d’universités. Lorsque le Conseil des Arts du Canada a été créé en 1957, il avait pour mandat de soutenir à la fois les arts et la recherche scientifique; bien que ce mandat ait changé avec la mise sur pied de conseils de recherches distincts, le Conseil des Arts du Canada a continué d’administrer le Programme Killam. Au 31 mars 2002, le fonds Killam était évalué à environ 62,7 millions de dollars. Les fiducies Killam, qui financent des bourses d'études et de recherches dans quatre universités canadiennes, un institut de recherches et au Conseil des Arts du Canada, sont évaluées à environ 400 millions de dollars.
Le Conseil des Arts présentera les Prix Killam au cours d’une cérémonie et d’un dîner, débutant à 18 h, le mercredi 21 mai, au Fairmont Hotel Macdonald, à Edmonton (Alberta). C’est la première année que la cérémonie annuelle de remise des Prix Killam aura lieu en Alberta.
La promotion des Prix Killam, assurée par le dîner et par la parution d’annonces dans les journaux du Canada, est soutenue financièrement par le Groupe Banque Scotia. La Banque Scotia est l’une des principales institutions financières en Amérique du Nord et la plus internationale des banques canadiennes. Fort de 49 000 employés, le Groupe Banque Scotia et ses filiales comptent environ 10 millions de clients dans quelque 50 pays. Outre des services de banque d’investissement, le Groupe offre une gamme complète de produits et services aux particuliers, aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux grandes entreprises. L’actif du Groupe Banque Scotia s’établit à 290 milliards de dollars canadiens (au 31 janvier 2003). Les actions de la Banque Scotia sont cotées en Bourse à Toronto (BNS), à New York (BNS) et à Londres (BNV). Pour en savoir davantage, consultez le site de la Banque à www.banquescotia.com.
Edward J. Davison, université de Toronto, génie
Edward J. Davison, professeur en génie électrique et informatique à l’université de Toronto, est un éminent universitaire et un chef de file mondial dans le domaine de la commande automatique et de l’automatisation. Il a apporté une contribution remarquable au chapitre des propriétés et des caractéristiques fondamentales des systèmes de contrôle, s’intéressant plus particulièrement au contrôle des systèmes à grande échelle. Dans la société industrielle moderne, ces systèmes sont souvent présents dans les domaines tels que le génie chimique, les réseaux électriques, le génie aérospatial (systèmes) et les réseaux de transport, ainsi que dans les sciences de la gestion et les systèmes biologiques.
Les recherches d’Edward Davison ont eu une profonde influence sur un vaste éventail de questions relatives aux systèmes de contrôle, depuis l’élaboration d’idées théoriques et leur mise en application en tant qu’algorithmes computationnels jusqu’aux applications industrielles.
Edward Davison est mondialement réputé pour sa contribution à la recherche. On lui a décerné de nombreuses distinctions, parmi lesquelles, en 1997, le prix de conférence Hendrik W. Bode, remis par la Control System Society de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) et, en 1993, la médaille triennale Giorgio Quazza de la Fédération internationale pour la commande automatique, soulignant sa longue carrière de chercheur. À titre de conférencier invité, il a participé à de nombreuses conférences internationales d’envergure. Deux ateliers internationaux ont été organisés en l’honneur d’Edward Davison. En 1998, il a été élu membre de l’Académie russe des sciences non linéaires. Il fut nommé professeur honoraire à l’Institut d’aéronautique et d’astronautique de Beijing et reçu membre de l’IEEE, en 1978. Il est également membre de la Société royale du Canada depuis 1977.
W. Erwin Diewert, université de la Colombie-Britannique, sciences sociales
W. Erwin Diewert, professeur d’économie à l’université de la Colombie-Britannique, est un théoricien de l’économie, un économiste empirique et un analyste des politiques de réputation mondiale. Ses travaux originaux en économie théorique, surtout en matière de théorie de la production, ont été la source de nombreuses thèses de doctorat partout dans le monde. M. Diewert est l’un des économistes canadiens les plus connus de notre époque. Pour nombre d’agences de statistiques, de ministères et d’analystes des politiques du monde entier, ses travaux, à la fois sur la mesure et sur la dynamique de la productivité, sont inestimables à la compréhension des modèles et des tendances intertemporels qui, d’un pays à l’autre, influent sur la croissance de la productivité, l’innovation et les niveaux de vie.
Au cours des dernières décennies, W. Erwin Diewert a siégé à quantité d’importants conseils consultatifs nationaux et internationaux et de conseils d’agences de statistiques. Il a apporté une contribution importante à la fois à la théorie et à la pratique en matière de microéconomie moderne, à l’évaluation empirique des modèles de comportements des producteurs et des consommateurs, ainsi qu’à la mesure de la productivité. Son apport à la théorie économique des indices a fait école. L’influence de W. Erwin Diewert a été déterminante non seulement sur le plan de la recherche universitaire, mais également sur celui du calcul des statistiques économiques officielles des gouvernements au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suède, en Australie et en France. Ses recherches scientifiques et ses conseils avisés ont été d’un apport remarquable et d’une portée considérable pour le Canada. W. Erwin Diewert est membre de la Société royale du Canada depuis 1982.
François Duchesneau, Université de Montréal, sciences humaines
Professeur de philosophie à l’Université de Montréal, François Duchesneau est un spécialiste internationalement reconnu en philosophie moderne ainsi qu’en histoire et en philosophie des sciences. Ses recherches ont porté sur les théories empiristes de la connaissance, l’histoire et la philosophie des sciences de la vie, ainsi que la philosophie et l’oeuvre scientifique de Leibniz. La synthèse remarquable et rare que représentent ses travaux novateurs dans tous ces domaines à la fois en fait un chercheur unique en sciences humaines.
Chercheur actif, M. Duchesneau travaille non pas en marge, mais bien au coeur de la vie universitaire, sociale et culturelle. Il contribue au progrès à la fois des connaissances et des institutions, et influence puissamment toutes les personnes concernées par ses recherches.
M. Duchesneau est l’auteur de nombreux ouvrages savants d’une qualité et d’une diversité extraordinaires et, caractéristique particulièrement originale de ses travaux, il allie de façon fort intéressante et significative l’histoire de la philosophie et l’histoire des sciences de la vie.
M. Duchesneau est détenteur d’un doctorat d’État ès lettres et sciences humaines de l’Université de Paris I. Il est membre de la Société royale du Canada depuis 1984. En 1992, il a été lauréat du Prix des sciences humaines de l’Association canadienne française pour l’avancement des sciences et, en 1995, il a obtenu une Bourse de recherche Killam.
Tak Mak, université de Toronto, sciences de la santé
Depuis plus de deux décennies, Tak Mak compte parmi les rares chefs de file internationaux en matière de virologie, d’immunologie, de biologie moléculaire et de génétique oncologique. Ses recherches, qui ont marqué profondément la science à l’échelle mondiale, constituent le fondement de nouvelles approches thérapeutiques à de nombreuses maladies. Ses écrits originaux, décrivant le clonage du gène qui encode le récepteur de la cellule T, ont ouvert la voie aux découvertes en matière de biologie de la cellule T, ce qui a bouleversé fondamentalement la connaissance élémentaire à la fois de l’immunologie et des causes sous-jacentes aux maladies du système immunitaire.
Tak Mak a joué un rôle déterminant dans la création de souris génétiquement modifiées qui ont servi à mieux comprendre le système immunitaire humain, l’apoptose et la tumorigénèse. Sous sa supervision, des étudiants au doctorat et des boursiers postdoctoraux font également école dans les domaines de la régulation du système immunitaire, de la mort et de la survie cellulaire programmées, ainsi que du cancer.
Professeur à l’université de Toronto, Tak Mak a reçu de nombreuses distinctions. En plus d’être décoré de l’Ordre du Canada et d’avoir été admis à la National Academy of Sciences des États-Unis, à la Royal Society of London et à la Société royale du Canada, il a reçu les prix suivants : le prix international Gairdner, le prix Sloan remis par la General Motors Cancer Foundation, le prix international de médecine King Faisal et le prix Novartis d’immunologie. En mars 2004, Tak Mak et Mark Davis se verront décerner le prix Paul Ehrlich et Ludwig Darmstaedter, la plus prestigieuse et la mieux connue mondialement des récompenses attribuées par la République fédérale d’Allemagne dans le domaine de la médecine. Tak Mak détient plusieurs brevets et a publié plus de 500 articles dans des revues scientifiques partout dans le monde.
David Schindler, université de l’Alberta, sciences naturelles
David Schindler est professeur d’écologie d’une chaire commémorative Killam à Université de l’Alberta. Ses travaux scientifiques interdisciplinaires remarquables s’intéressent aux questions d’eutrophisation, de pluies acides, de changements climatiques et de biodiversité. Ses études originales sur des écosystèmes entiers ont servi à la formulation de politiques et de mesures qui ont permis la préservation de milliers de lacs dans le monde. Il fut le premier à établir un lien entre les effets des phénomènes mondiaux des pluies acides, du réchauffement de la planète et de la disparition de la couche d’ozone dans la stratosphère sur les écosystèmes d’eau douce.
La carrière scientifique impressionnante de David Schindler englobe des recherches de grande qualité sur les processus de contrôle du fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Bon nombre de ses 250 articles et plus ont été publiés dans les plus prestigieuses revues internationales. Ses travaux ont exercé une vaste et profonde influence sur la gestion de l’eau douce et les politiques en la matière dans le monde entier.
Parmi les nombreux honneurs accordés à David Schindler, citons la médaille G. E. Hutchinson de l’American Society of Limnology and Oceanography, la médaille Naumann-Thienemann, le premier Prix de l’eau de Stockholm, le prix de distinction Manning et le prix de l’environnement Volvo. En 2001, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada lui décernait son prix d’excellence et la médaille d’or Gerhard-Herzberg en sciences et en génie du Canada. David Schindler est membre de la Royal Society of London et de la Société royale du Canada, ainsi que membre élu de la National Academy of Sciences des États-Unis.
Renseignements généraux
Outre son rôle premier de promouvoir et de favoriser les arts au Canada, le Conseil des Arts du Canada administre et attribue un certain nombre de bourses et de prix prestigieux en art, en sciences humaines, en sciences sociales, en sciences naturelles, en sciences de la santé et en génie, notamment les bourses de recherche Killam, les Prix Molson du Conseil des Arts du Canada, les Prix John-G.-Diefenbaker, les Prix littéraires du Gouverneur général, les Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques, ainsi que les Prix Walter-Carsen d’excellence en arts de la scène.
Pour plus de renseignements sur ces prix et sur les modalités de mise en candidature, prière de communiquer avec Carol Bream, directrice des Prix et dotations, au (613) 566-4414 ou au 1 800 263-5588, poste 5041, courriel : carol.bream@conseildesarts.ca; ou avec Janet Riedel, agente des Prix et dotations, au (613) 566-4414 ou au 1 800 263-5588, poste 4116. Courriel : janet.riedel@conseildesarts.ca
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