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Aiyyana Maracle remporte le Prix John-Hirsch du Conseil des arts du Canada de 1997
Ottawa, le 7 juin 1997 - Le Conseil des arts du Canada a annoncé aujourd'hui que Aiyyana Maracle de Vancouver est la lauréate du Prix John-Hirsch du Conseil des arts du Canada de 1997. Le prix de 6 000 $ a été remis à Mme Maracle à la conférence annuelle de l'Association professionnelle de théâtres canadiens à Val-Morin, au Québec.
Le Prix John-Hirsch est attribué chaque année à un nouveau metteur en scène très prometteur qui fait preuve d'un vision artistique originale. Des mises en candidature sont sollicitées du milieu du théâtre professionnel canadien et un jury d'éminents artistes du théâtre choisit le lauréat.
Doté par un legs de la succession de John Hirsch, le prix rend hommage à l'extraordinaire contribution de M. Hirsch au théâtre canadien, à titre notamment de fondateur du Manitoba Theatre Centre, de chef du département de théâtre à la télévision anglaise de Radio-Canada et de directeur artistique du Festival de Stratford.
Le jury du Prix John-Hirsch était composé de Darrel Wildcat (Hobbema, Alberta), Edward Roy (Toronto), Paula Danckert (Halifax) et Rahul Varma (Montréal). En choisissant Mme Maracle, le jury a déclaré que par l'énoncé profond et éloquent de ses objectifs artistiques et par sa vision artistique unique, Aiyyana Maracle transcende ses racines aborigènes et sa discipline artistique et ouvre de fascinantes nouvelles voies à l'exploration théâtrale. Tous les membres du jury ont reconnu que la voix artistique distincte de cette artiste fait qu'on la remarque d'emblée dans un domaine où les candidats sont extrêmement solides.
Aiyyana Maracle
Aiyyana Maracle est une artiste profondément influencée par ses origines Mohawk. Elle a consacré la majeure partie de son temps à l'exploration et à la présentation d'oeuvres contemporaines autochtones dans un cadre théâtral. Comme elle le dit elle-même dans son énoncé artistique, elle part de la prémisse que «si le théâtre autochtone contemporain est une évolution de nos formes de théâtre traditionnel, où musique/son, texte/parole, danse/mouvement ont tous intégralement contribué à créer le récit, sa forme évoluée devrait également refléter cette sensibilité.» Mme Maracle explore le théâtre, la performance et l'opéra européens, tout autant que la musique et la danse traditionnelles autochtone, empruntant ou adaptant des éléments du théâtre européen et de sa propre culture ou d'autres cultures pour créer sa vision du «théâtre autochtone contemporain». Elle explique son intérêt en ces termes : «La culture et le théâtre canadiens qui prennent forme ou évoluent peuvent toujours utiliser une autre voix et une autre vision autochtone dans leur répertoire. Mais ce qui est plus important pour moi, c'est qu'il s'agit d'une vision artistique et d'un point de vue culturel qui, je l'espère vivement, vont influer de façon positive sur le public canadien, actuellement aux prises avec le dilemme de savoir comment se regarder, quelles possibilités adopter pour établir de nouveaux rapports, équitables et humains, entre nous.»
Aiyyana Maracle a signé la mise en scène, entre autres pièces, de Dry Lips Oughta Move to Kapuskasing de Tomson Highway, pour le Arts Club Theatre de Vancouver et Age Of Iron de Marie Humber Clements, au Firehall Arts Centre (ces deux mises en scène ont fait l'objet de trois mises en candidature pour le Jessie Richardson); Two Row Wampun, pour les Dufferin Players; et The Proposal, pour le Firehall Arts Centre. Elle a aussi à son actif, comme artiste de la performance, Now i lay myself to rest (Vancouver Pride Day Benefit), Blue Lights - Red Sun (Native Awareness Days), Gender Mobius et Strange Fruit (grunt gallery) et colonization/de-colonization (Western Front). Elle a organisé plusieurs expositions, dont Abstracted on the Line, une exposition collective de quatre artistes autochtones; Unbound, une exposition collective de dix femmes artistes; et la First Nations Performance Series, toutes à la grunt gallery.
On a dit de son style qu'il était osé et viscéral. Dans ses oeuvres, Mme Maracle réussit à transcender les frontières des sexes et des cultures, tout en préservant l'intégrité de son message aux adeptes du théâtre avant-gardiste. Elle n'a cessé d'impressionner et de fasciner la communauté théâtrale de Vancouver, comme metteure en scène, artiste de la performance et conservatrice, et le jury s'est dit extrêmement impressionné par le solide appui qu'elle a reçu de ses pairs.
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