Conseil des arts du Canada Imprimer la page

Communiqués - < 2000

Les présidents des chambres et des parlementaires célèbrent les 40 ans du Conseil des arts du Canada

Ottawa, le 19 mars 1997 - La Chambre des communes et le Sénat ont pris le temps aujourd'hui de saluer la prévoyance de leurs prédécesseurs qui ont adopté la loi créant le Conseil des arts du Canada en mars 1957.

À ses tous débuts, le Conseil des arts disposait d'un budget de subventions de 1,4 millions de dollars provenant des revenus d'une caisse de dotation créée avec les droits de succession de sir James Dunn et Izaak Walton Killam. Le Conseil a aujourd'hui un budget de subventions de 84,3 millions de dollars par an et une caisse de dotation de plus de 200 millions de dollars. Quatre décennies d'investissements patients de fonds publics et privés dans les arts ont révolutionné la vie culturelle du Canada. Alors qu'il ne comptait presque pas d'acteurs, de musiciens et de danseurs professionnels et seulement quelques écrivains à la fin des années 40, le Canada est aujourd'hui fier de ses quelque 100 organismes musicaux professionnels répartis dans presque autant de collectivités, de ses 285 troupes de théâtre professionnelles et de ses 65 compagnies de danse professionnelles, sans compter les 1 000 nouveaux titres d'oeuvres publiées chaque année grâce au soutien du Conseil des arts du Canada -- dont beaucoup jouissent d'une renommée internationale.

Le premier ministre Jean Chrétien a célébré l'événement en déclarant ce qui suit : "Le Conseil des arts du Canada est une importante institution nationale qui, depuis 40 ans, a contribué à l'édification de l'indépendance culturelle de notre pays. Le soutien qu'il accorde à nos artistes est une source d'enrichissement non seulement pour les Canadiens mais pour de nombreuses personnes dans le monde. C'est une réalisation dont nous pouvons tous être fiers."

L'invité d'honneur aux réceptions offertes par les présidents de la Chambre des communes et du Sénat était Georges-Henri Lévesque, un membre de la Commission royale d'enquête sur l'avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada (1949-1951), et premier vice-président du Conseil des arts du Canada. Il a rappelé que le message qu'il avait livré lors des cérémonies d'ouverture du Conseil des arts en 1957 n'avait rien perdu de son actualité :

Même dans ce pays de Cocagne qu'on dit être le Canada, plusieurs qui sont pleins de talent, vivent dans l'insécurité et parfois la misère... Ils se sentent étrangers dans une société continuellement obsédée par la perfection de ses machines..., mais trop oublieuse de ce qui ajouterait à la qualité de son âme : les oeuvres de l'esprit et du coeur. On oublie trop que les artistes et les écrivains sont aussi des créateurs de richesses, mais de richesses dont un matérialisme inconscient ou inavoué refuse souvent de reconnaître le prix.

"Même si nous avons pour l'essentiel réalisé le rêve du Père Lévesque et de la Commission Massey, la vigilance est toujours de mise et nous devons plus que jamais être fidèles à la vision de nos fondateurs, a déclaré Roch Carrier, directeur du Conseil des arts du Canada. La bataille que les arts doivent livrer pour se tailler une place dans notre dialogue politique et économique pose un défi aussi grand qu'au moment où ce discours a été prononcé il y a 40 ans".

Plusieurs artistes canadiens renommés, notamment Marie-Claire Blais, Austin Clarke, Angèle Dubeau, Atom Egoyan, Celia Franca, Tomson Highway, Louise Marleau, Guido Molinari, Jon Kimura Parker, Jean-Pierre Perreault, Al Purdy, Takao Tanabe -- qui ont tous obtenu des bourses du Conseil dans les premières années de leur carrière -- ont levé leur verre en compagnie du Père Lévesque pour marquer l'importance du financement public des arts.

"Il faut que les Canadiens sachent ce que moi-même et d'autres artistes doivent à l'aide que le Conseil des arts nous a donnée à nos débuts, a déclaré John Kimura Parker, un pianiste très en demande dans les salles de concert du monde entier. Nous ne devons pas abandonner la génération montante des créateurs canadiens qui est prête à procurer de grandes joies aux auditoires canadiens mais capable aussi de non seulement maintenir le nom du Canada sur les enseignes des salles de spectacle dans le monde entier."

Au cours de sa 40e année d'existence, le Conseil a annoncé la création d'un Fonds spécial pour les générations futures dont l'objet est d'inciter les bénéficiaires de bourses qui ont connu le succès à songer à la possibilité de verser une contribution qui aiderait les artistes de la nouvelle génération à profiter des mêmes avantages. Le Conseil a également dévoilé un nouveau logo plus dynamique et une nouvelle politique en vertu de laquelle ce logo sera utilisé de façon plus visible dans les programmes et publications des organismes soutenus par le Conseil. À ce jour, plus d'une cinquantaine de troupes de théâtre, compagnies de danse, orchestres symphoniques et autres organismes du monde musical célèbrent le 40e anniversaire du Conseil par des représentations spéciales.

-30-