kondition pluriel

Schème II (2002) par kondition pluriel. Photo : Suzanne Sellinger
Origines
Les artistes de kondition pluriel ne font pas que combiner performance, danse contemporaine, arts médiatiques, technologie et arts visuels : ils créent un nouveau langage artistique. Basé à Montréal, le groupe fusionne les concepts, les méthodes et les pratiques de disciplines artistiques traditionnellement distinctes.
Dans le travail de kondition pluriel, les frontières entre ces disciplines s’estompent et de nouveaux modes de représentation apparaissent. kondition pluriel a été fondé en 2000 par Marie-Claude Poulin et Martin Kusch. Poulin vient du domaine de la danse contemporaine et de l'éducation somatique et Kusch des arts visuels et médiatiques. Poulin et Kusch ont commencé à travailler ensemble à Berlin en 1999 durant un projet de recherche organisé par le festival Theater der Welt sur les thèmes du corps et de la technologie, ainsi que sur la notion d’auteurs multiples. Ils ont poursuivi leur collaboration avec leur propre plateforme de recherche, //.digital./.perform./.research.//. Parmi les collaborateurs significatifs de kondition pluriel on retrouve Alexandre St-Onge, à l’environnement sonore, la danseuse-performeuse Catherine Tardif, l’ingénieur en électronique Samuel St-Aubin et le programmeur informatique Alexandre Burton. interdisciplinaire.
Mission
Se consacrant à la recherche et au développement, kondition pluriel teste les limites du théâtre physique. Ses œuvres évoluent aux frontières de l’installation et du spectacle. Elles questionnent les relations entre l’espace, le temps, la mémoire et le corps. kondition pluriel interroge les échanges entre le corps et la machine et a créé une série d’outils techniques conçus pour explorer ses thèmes cibles. Ce système interactif peut maintenant être utilisé pour la majorité des créations du groupe. Le collectif accorde autant d’attention au processus qu’au produit artistique.
Activités
Les installations et performances de la compagnie abordent l’espace d’un nouveau point de vue et mettent le public dans des situations non traditionnelles.
- entre-deux (2002-2003) est présenté pour un spectateur à la fois, et interroge les notions de participation et de voyeurisme. Les performeurs réagissent à la transmission vidéo en direct des ombres du spectateur et leurs interventions sont retransmises au spectateur. Dans cette pièce, le spectateur aide à la création du spectacle. Cette œuvre a été présentée à différents endroits, notamment dans des maisons-remorques sur un campus universitaire, dans des conteneurs dans un port, de même que dans un site d’entreposage public le long d’une autoroute.
- myriorama (2004) se déroulait simultanément dans la rue et dans un théâtre. Pendant qu’un danseur s’exécute à l'extérieur d'une tente transparente où est confiné le public, un performeur, muni d'un GPS, envoie des messages-textes de la rue sur ce qui l’entoure. Ses messages et une représentation graphique de sa position sont projetés sur la tente et ces projections sont manipulées puis transformées à l’aide d’un système de capteurs que porte le danseur.
- passage (2007) est la partie solo d’une trilogie examinant le concept voulant que le corps puisse être une interface entre le public et l'environnement média. L’auditoire est en mesure de manipuler des éléments de la performance grâce à l’activation de capteurs placés sur les costumes de l'interprète et dans l’installation.
- L’installation abandoned (2010), qui s'articule autour d'une réflexion sur le corps, l'espace, et la perception, présente un dispositif technique abandonné, en voie de transition où l'analogue bascule vers le numérique.
Retombées
kondition pluriel s’est produit dans quelques-uns des festivals les plus importants et les plus réputés au monde. Ses productions ont été présentées au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud et au Japon. Dans le cadre de son travail en vue de nourrir un échange et un dialogue interdisciplinaires entre les praticiens de l’art et les théoriciens, kondition pluriel participe régulièrement à des tables rondes, des débats et des ateliers internationaux.