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Cap sur l'avenir -
Plan stratégique du Conseil des arts 2008-2011:
Valeurs et orientations

Dans le plan stratégique, le Conseil des arts du Canada énonce les valeurs et orientations qui le guideront pendant les trois à cinq prochaines années, et qui serviront de base à son Plan d’entreprise 2008-2011. Ce document est le résultat de ce que le Conseil des arts estime être la consultation la plus vaste et la plus exhaustive de toute son histoire.

Au début de 2008, le Conseil publiera un document d’accompagnement - ou plan d’action - qui précisera les stratégies et objectifs fonctionnels que l’organisme mettra en œuvre pour suivre ces orientations, ainsi que les crédits budgétaires qui y seront affectés, incluant la somme de 30 millions de dollars de nouveaux fonds récurrents que le gouvernement fédéral a annoncée en juillet 2007.

Le 1er octobre 2007



Le Conseil des arts du Canada fait en sorte que les artistes et les citoyens du Canada puissent s’exprimer d’une voix distincte sur la scène nationale et internationale.

Cette voix est multiple. Elle s’exprime dans deux langues officielles, elle est modulée par un large éventail de traditions, de pratiques et de médias, et prend racine dans une multitude de lieux qui composent ce pays, le deuxième en étendue au monde. Cette voix raconte des récits aussi anciens que les Premières Nations. Elle se résume parfois à un éclat de rire, reprend le rythme d’un battement de cœur et atteint la complexité de l’esprit humain. Pour bon nombre de gens, cette voix constitue l’essence même de l’expérience canadienne.

Mise au point

Le Conseil des arts du Canada a été créé en 1957, sur la recommandation d’une commission royale, pour favoriser et promouvoir l’étude et la diffusion des arts, ainsi que la production d’œuvres d’art. Grâce à cette décision visionnaire – et aux investissements ultérieurs dans les arts de la part de différentes administrations au pays – les Canadiennes et les Canadiens jouissent aujourd’hui d’une remarquable abondance d’œuvres d’art de qualité exceptionnelle, à la fois riches, complexes et diversifiées, dans tous les coins du pays.

Certains des principes fondateurs du Conseil des arts sont demeurés inchangés – par exemple, la volonté de maintenir l’indépendance des décisions artistiques par rapport à l’appareil gouvernemental, afin de protéger la liberté d’expression. Par ailleurs, la fierté des Canadiennes et des Canadiens à l’égard de leurs propres succès artistiques s’est constamment affirmée.

Cependant, le dernier demi-siècle a aussi été marqué par de très nombreux changements.

Certains de ces changements sont d’ordre démographique. Le Canada a toujours été un pays d’immigration, mais la diversité des origines des nouveaux arrivants que nous accueillons n’a jamais été aussi grande. La population du pays et sa vitalité économique continuent de se déplacer de l’est vers l’ouest et la migration des populations rurales vers les villes est plus forte que jamais. En dépit du vieillissement accentué de la population, de nouvelles générations émergent avec de nouvelles valeurs et aspirations.

D’autres changements se sont produits dans les mentalités. La définition de l’art s’est considérablement élargie au fil des ans, devenant moins exclusivement tributaire de l’expérience européenne. L’apport des peuples autochtones – les premiers artistes du Canada – est de plus en plus reconnu. La population du pays est porteuse d’une riche multiplicité de traditions et d’influences culturelles. Par ailleurs, les préoccupations environnementales sont de plus en plus répandues dans la société. À l’ère de l’économie du savoir, la créativité humaine qui se nourrit d’idées et de connaissances devient aussi, sinon plus importante que l’extraction et la transformation de ressources naturelles. Elle constitue désormais un moteur économique essentiel dont les différents ordres de gouvernement sont de plus en plus conscients.

Un certain nombre de changements sont d’ordre technologique. Grâce aux technologies de communication basées sur le numérique, les gens sont branchés les uns aux autres par réseau, peu importe où ils se trouvent. En théorie, cette innovation facilite l’accès à une infinie diversité d’expériences culturelles, mais, en pratique, les forces industrielles mondiales imposent la domination d’une culture du divertissement commercial, principalement d’origine étrangère. Actuellement, la population canadienne consacre plus d’argent à l’achat de systèmes de divertissement personnel, comme les écrans de télévision à haute définition et les caméras numériques, qu’aux prestations artistiques en direct.

Nombre de changements se produisent dans la pratique artistique. De nombreux artistes produisent des œuvres multidisciplinaires qui font appel à plusieurs médias à la fois, alors que d’autres trouvent de nouvelles façons de transgresser les frontières entre les cultures et les secteurs d’activité humaine. Des artistes explorent les nouvelles formes d’expression artistique à l’aide de nouveaux médias et de technologies numériques. Même les artistes qui optent pour des disciplines plus traditionnelles font souvent appel aux nouvelles technologies pour diffuser leurs œuvres. Certains artistes rejettent carrément le concept d’un produit artistique déterminé et évoluent uniquement dans le domaine des idées et des processus. D’autres artistes explorent de nouveaux moyens d’interpeller l’auditoire, collaborent avec les différentes communautés et intègrent les préoccupations environnementales et les enjeux sociaux dans leur art.

Des changements surviennent aussi sur le plan du financement gouvernemental et public. En 1957, le Conseil des arts du Canada était le plus important d’un nombre restreint d’organismes qui finançaient les arts. Aujourd’hui, il est l’un des nombreux organismes dans ce secteur et son budget constitue une proportion relativement moins importante des fonds investis annuellement dans les arts. Des conseils des arts ou des programmes de financement des arts sont en place dans toutes les provinces et tous les territoires, ainsi que dans de nombreuses municipalités et leurs budgets combinés dépassent largement celui du Conseil des arts du Canada. Sur la scène fédérale, les investissements du Conseil ne constituent que quatre cents de chaque dollar investi par le gouvernement canadien dans la culture.

À l’aube de son deuxième demi-siècle, le Conseil des arts a un défi de taille à relever: il doit veiller à ce que la voix distincte des Canadiennes et des Canadiens, à la fois vibrante et évocatrice, qui exprime bien ce nouveau monde en continuelle évolution, puisse continuer à être entendue et prisée.

 

Balisage

Dès le début de 2007 et à l’occasion de son 50e anniversaire, le Conseil des arts a enclenché une initiative de planification stratégique s’appuyant sur la plus vaste consultation jamais menée auprès des intervenants du secteur des arts. Il a affiché un document de discussion sur son site web et a communiqué avec environ 20000artistes, organismes artistiques et personnes intéressées aux arts, les invitant à participer à son projet. Le Conseil a organisé de vastes consultations auprès de son personnel et des membres de son conseil d’administration. De plus, il a organisé des réunions avec les organismes nationaux de services aux arts, ses vis-à-vis provinciaux, territoriaux et municipaux engagés dans le financement des arts, des artistes et administrateurs artistiques de 18 à 30 ans, des vis-à-vis du gouvernement fédéral et de nombreux autres groupes ciblés qui s’intéressent aux activités du Conseil des arts. 

À la suite de ces consultations, le Conseil a pu se faire une meilleure idée des perceptions et opinions que les principales parties intéressées se font à son endroit, évaluer l’ampleur de leur soutien à ses valeurs et priorités sous-jacentes et inviter les gens à lui suggérer des moyens d’améliorer son efficacité à l’avenir. À la fin de juin 2007, le Conseil avait reçu plus de 1 700 réponses et la rétroaction des parties intéressées a été massivement positive. Les valeurs fondamentales du Conseil ont récolté un appui solide et le rôle de l’organisme en tant que conseil national des arts du Canada a été qualifié d’essentiel. Tous les documents sur le processus de consultation et les résultats obtenus sont affichés sur le site web du Conseil.

Dans un processus distinct, mais parallèle, le Conseil a aussi entamé en 2007 une révision en profondeur de sa structure organisationnelle, en collaboration avec la firme de consultants Deloitte. La révision visait à assurer que la structure du Conseil des arts soit toujours en adéquation avec son mandat. Cette analyse a abouti à une série de recommandations portant notamment sur l’amélioration de la capacité de planification stratégique du Conseil et la mise en œuvre de ses priorités essentielles dans tout l’organisme.

Par ailleurs, l’investissement, pendant la première moitié de 2007, de la somme non récurrente de 50M$ ajoutée à son budget par le gouvernement fédéral, a permis au Conseil de prendre la mesure des besoins et des aspirations du secteur canadien des arts et de sa contribution au sein des communautés qui composent le Canada. Le tiers de cette somme de 50 M$ a été divisé en deux parties égales: la première a été consacrée à des subventions aux artistes; et la seconde, à des projets d’amélioration de l’accès du public aux arts. Deux tiers de cette somme, soit 33 M$, ont été attribués, au terme d’un processus d’évaluation par les pairs, au renforcement des activités artistiques, administratives et de développement des publics de 561 organismes qui recevaient  déjà un soutien au fonctionnement du Conseil.

Pris ensemble, les consultations liées à la planification stratégique, la révision de la structure organisationnelle et le processus d’attribution de nouveaux fonds ont permis au Conseil de tirer plusieurs conclusions qui sous-tendent sa réflexion quant à son avenir.

Valeurs et réalisations

Les conclusions dégagées par le Conseil conduisent à une réaffirmation de ses valeurs et à une mise en lumière de ses réalisations fondamentales. Ainsi, le Conseil retient les grandes conclusions suivantes pour les années à venir.

  • Le poids déterminant que le Conseil des arts accorde au mérite artistique – ou à l’excellence – dans l’attribution des subventions, pour garantir que le soutien va aux œuvres d’art de grande qualité, y compris les œuvres plus complexes et risquées, dans toutes les disciplines et pratiques et cela, partout au pays.

  • L’engagement spécifique du Conseil des arts à soutenir directement les artistes qui sont au cœur de l’économie créative du Canada et qui contribuent à sa renommée internationale comme pays valorisant l’innovation.

  • Le maintien de l’engagement historique du Conseil des arts à l’égard de la diversité, de l’équité et de l’inclusion, afin de refléter la réalité culturelle riche et complexe du Canada – ses langues, ses cultures et groupes raciaux, ses genres, ses générations, ses pratiques artistiques et ses régions – est l’une de ses plus grandes réussites. Cet engagement doit d’ailleurs être renforcé, élargi (par exemple, en appuyant les artistes handicapés) et accru (en veillant à ce que le Conseil puisse réagir aux pratiques artistiques en évolution).

  • La confirmation du caractère essentiel de l’évaluation par les pairs comme mécanisme décisionnel pour le traitement des demandes de subventions présentées au Conseil des arts, et de la consultation des pairs pour le développement de ses programmes et politiques. En agissant ainsi, le Conseil continue d’améliorer la qualité de ses décisions, maximise son appui aux  professionnels des arts et accroît sa pertinence tout en maintenant sa souplesse de fonctionnement.

  • Le constat que la capacité de recherche du Conseil et son rôle de porte-parole national des arts mettant à profit l’expertise et l’engagement de son personnel et tablant sur le respect qui caractérise ses relations avec la communauté artistique pourraient s’avérer aussi importants que l’ampleur de son budget. Ces éléments qualitatifs devraient être traités comme des ressources critiques qui méritent des investissements et un développement stratégiques.

  • La capacité du Conseil, au fil des ans, de s’adapter aux changements et de préserver sa souplesse, grâce à une structure allégée et efficace.

  • La valorisation, par le Conseil des arts, de la transparence dans ses activités et de la responsabilisation: le public a accès aux lignes directrices et aux objectifs de tous ses programmes.

  • La valorisation du rôle spécifique du Conseil des arts à l’égard du rayonnement de la carrière des artistes et organismes artistiques professionnels sur la scène nationale et internationale.

  • L’importance de préserver le caractère stratégique et ciblé des priorités du Conseil des arts en dépit de la croissance continu des besoins et possibilités qui caractérisent son environnement.

Soutien de « l’infrastructure des arts »

L’une des plus importantes conclusions auxquelles le Conseil est arrivé concerne l’éternelle question des éléments qu’il faut réunir pour constituer un écosystème des arts sain et vigoureux – dans une région, une communauté, une discipline ou une pratique artistique donnée. Le Conseil a commencé à utiliser l’expression «qualité de l’infrastructure des arts» pour désigner ce facteur de réussite, en attribuant au terme «infrastructure» le sens de fondation sous-jacente à une organisation ou un système.

Pour assurer le développement durable des pratiques artistiques professionnelles, une communauté (peu importe la définition exacte ) doit compter: d’excellents artistes; d’excellents organismes artistiques qui soutiennent et emploient les artistes en présentant, en exposant et en publiant leurs œuvres ou en leur fournissant d’autres services; ainsi que des auditoires engagés; un public qui les soutient; du financement et un ensemble de politiques publiques progressistes; et des installations servant à la pratique et à la fréquentation des arts. Pris ensemble, ces éléments positifs servent de base à un secteur artistique professionnel viable qui, à son tour, sert de fondement à la vie culturelle de la communauté et aux valeurs qui y sont partagées.

La présence d’organismes artistiques stables et vigoureux est d’une importance critique au sein de cette infrastructure. Au Canada, les dimensions et l’importance de ces organismes varient, comme les disciplines qu’ils représentent: ils sont le reflet de la riche diversité de pratiques artistiques d’un bout à l’autre du pays. Ils ne se trouvent pas uniquement en milieu urbain et leur nombre dans une communauté donnée peut être minimal.  Mais c’est d’abord la qualité, la force et le degré de connexion de l’infrastructure – plutôt que ses dimensions – qui permettent d’établir sa valeur au secteur des arts et auprès du public.

Le Conseil estime qu’il y a un rapport direct entre l’existence et la vigueur d’une infrastructure artistique dans une communauté et sa capacité à soutenir la pratique artistique et à obtenir des fonds du Conseil.

Cap sur l’avenir: orientations futures

Depuis 50 ans, le Conseil est un chef de file dans son domaine: il a ouvert des horizons nouveaux et a collaboré continuellement avec les artistes, les organismes de soutien aux arts et d’autres parties intéressées à l’avancement d’une diversité de pratiques artistiques au profit des Canadiennes et des Canadiens partout au pays. Son statut de société d’État autonome par rapport au gouvernement lui a permis d’évoluer avec le temps, sans porter atteinte à la liberté d’expression artistique. Comme l’un des trois conseils des arts nationaux les plus anciens au monde (précédé de ceux de la Grande-Bretagne et de l’Irlande), le Conseil des arts du Canada a joué un rôle historique, non seulement au Canada, mais aussi sur la scène internationale. Il incombe au Conseil de tirer parti des leçons découlant de son premier demi-siècle d’existence et de se fixer une orientation stratégique claire.

Au cours des trois à cinq ans qui viennent, le Conseil des arts du Canada adoptera les cinq orientations interreliées ci-dessous. Les trois premières orientations sont des principes d’organisation applicables au soutien que le Conseil apporte aux arts. Les deux dernières orientations sont plutôt des moyens de maximiser les effets de ce soutien sur la qualité de vie au Canada.


1. Renforcer l’engagement du Conseil des arts à l’égard des artistes oeuvrant seuls ou en collaboration, car ils constituent le cœur même de la pratique artistique au Canada

Le Conseil des arts du Canada explorera différents moyens de mieux harmoniser son appui avec les besoins des artistes sur le plan de la création et du développement professionnel, au Canada et à l’étranger. À mesure que ses ressources augmenteront, le Conseil des arts assouplira et augmentera le soutien offert aux artistes, en visant une adéquation plus grande avec le soutien offert aux professionnels de la recherche dans le secteur universitaire. L’organisme augmentera son rayonnement auprès des artistes plus jeunes qui présentent des demandes au Conseil aux premières étapes de leur carrière professionnelle. De plus, il verra à optimiser la célébration des lauréats de prix qu’il administre, afin de mieux sensibiliser le public aux réalisations des artistes canadiens.

2. Accroître l’engagement du Conseil à l’égard des organismes artistiques, afin que ces derniers puissent mieux soutenir les pratiques artistiques partout au pays

Le Conseil élargira son appui aux organismes artistiques petits, moyens et grands, en reconnaissance du fait qu’en plus de soutenir et d’employer les artistes et de produire des œuvres d’art, ceux-ci constituent le principal outil de développement des publics (incluant l’enseignement des arts) et de diffusion des arts au pays. L’organisme s’emploiera à faire augmenter substantiellement l’investissement public dans l’infrastructure organisationnelle partout au pays et renforcera le rôle des organismes artistiques canadiens à l’étranger. Là où l’infrastructure artistique ou les conditions requises pour soutenir l’activité artistique professionnelle lui semblent particulièrement faibles ou fragiles, le Conseil explorera la possibilité d’adopter des mesures spéciales ou d’utiliser d’autres outils pour renforcer l’infrastructure.  Il collaborera avec les organismes ayant le plus de ressources et veillera à ce qu’elles élargissent leur champ d’action au-delà de leur seule survie, pour englober les intérêts des disciplines et des collectivités dans lesquelles ils évoluent.

3. Accroître le rôle de chef de file du Conseil dans la promotion de l’équité comme priorité critique dans la réalisation des aspirations artistiques du Canada

Le Conseil continuera de repérer et d’aborder les iniquités de toutes sortes – linguistiques, régionales, culturelles, autochtones, raciales, fondées sur le genre, etc. – à partir de sa perspective nationale unique. L’organisme se fixera des buts mesurables et harmonisera le financement de ses activités de manière à mieux refléter la composition démographique et culturelle du pays; il interviendra activement dans les circonstances qui, à son avis, appellent des mesures spéciales. Il soulignera la diversité comme composante préméditée de toutes ses stratégies de communication et, à mesure que ses ressources le permettent, il explorera la possibilité d’y ajouter de nouvelles dimensions, comme l’appui aux artistes  handicapés.

4. Considérer les partenariats avec d’autres organismes comme élément clé de la démarche adoptée par le Conseil pour accomplir son mandat

Dans la mesure du possible, le Conseil fera appel aux partenariats avec d’autres organismes, incluant les autres organismes de soutien aux arts, comme solution de rechange efficace et rentable à l’accroissement de son personnel et à l’élargissement de ses programmes. Le Conseil renforcera son solide partenariat avec les organismes provinciaux et territoriaux de soutien aux arts et collaborera avec ses vis-à-vis de l’administration fédérale à l’amélioration de la mise en œuvre des programmes dans le domaine des arts. Les partenariats seront utiles dans les secteurs qui intéressent grandement le Conseil, mais où il ne dispose ni du mandat, ni des ressources pour établir directement des programmes, et ceux-ci peuvent offrir de nouvelles occasions aux arts ou permettre au public de vivre l’expérience de l’art. Le Conseil mettra aussi ces partenariats à contribution afin d’accroître son rayonnement dans tout le pays et entretiendra des liens avec ses vis-à-vis partout dans le monde, dans le but de s’assurer l’accès aux idées nouvelles et aux pratiques exemplaires du monde entier. Grâce aux partenariats, la sphère d’influence du Conseil sera bien supérieure à ses ressources et ses horizons seront élargis; il pourra voir d’autres organismes comme autant de partenaires naturels qui l’aideront à accomplir leur mission commune, soit d’offrir aux Canadiennes et aux Canadiens l’occasion d’exprimer leur créativité et d’offrir aux autres d’être sensibilisés à leur art.

5. Instaurer des changements structurels au Conseil des arts pour améliorer ses communications et renforcer sa capacité d’apporter des changements

Afin d’utiliser davantage la base de connaissance du Conseil et d’accroître ses capacités organisationnelles, ce dernier appliquera une série de recommandations dégagées à l’occasion de la révision de la structure organisationnelle de 2007, pour améliorer la culture d’apprentissage et d’échange d’information, la recherche, la planification stratégique, l’évaluation de programmes, la mise en œuvre de changements, et la capacité de communication de l’organisme. Ces mesures auront pour but général de renforcer le leadership et l’intégration horizontale au sein de l’organisme, et incluront une plus grande intégration du Secrétariat de la Commission canadienne pour l’UNESCO et de la Banque d’œuvres d’art, ainsi qu’une collaboration plus étroite avec la Commission du droit de prêt public. Ces changements aideront aussi le Conseil à accorder plus d’attention à ses priorités à tous les niveaux de l’organisme.

Prochaines étapes

Lorsque le Conseil a demandé des avis pour l’aider à mettre au point le présent plan stratégique, il n’avait pas la moindre idée que la communauté des arts et le public manifesteraient un si vif intérêt. Nous sommes reconnaissants de ce très sincère vote de confiance et de cette conviction que, en tant que conseil national canadien des arts, le Conseil peut faire encore mieux à l’avenir. L’expérience nous a rappelé l’influence profonde que les arts exercent sur la vie des citoyens du Canada, et combien il est essentiel de donner aux artistes canadiens les moyens d’exprimer leur vision, leur réalité, et de les partager avec leurs concitoyens d’un bout à l’autre du pays.

La ministre du Patrimoine canadien a annoncé en juillet que le crédit parlementaire accordé au Conseil des arts sera majoré de 30 millions de dollars à compter de l’exercice de 2008-2009, ce qui accroîtra les ressources dont nous disposons  pour réaliser nos objectifs. Le Conseil estime que la mise en œuvre des orientations décrites ci-dessus au cours des trois à cinq prochaines années améliorera considérablement sa capacité de soutenir la pratique artistique au Canada et multipliera les occasions pour que la population canadienne puisse faire l’expérience des arts.À cette fin, il faut traduire ces orientations en stratégies et objectifs fonctionnels distincts, accompagnés des ressources pertinentes et de résultats clairement définis. Telle sera la tâche du Conseil, alors qu’il préparera son plan d’action et son plan d’entreprise de 2008 à 2011.

Il va sans dire que l’objectif primordial du Conseil des arts du Canada demeure inchangé: garantir au Canada une vie créative riche et vigoureuse qui stimule l’imaginaire et donne aux Canadiennes et aux Canadiens les moyens de partager leur esprit et leur vision les uns avec les autres, et avec le monde entier.