En février 2004,
la Commission du droit de prêt public (CDPP) a versé
8 938 459 $ à 14 435 auteurs, traducteurs et illustrateurs
canadiens. Cette somme représente une compensation
pour les 61 175 ouvrages admissibles présents dans
les bibliothèques publiques et universitaires du
Canada.
Les auteurs canadiens
tiennent fièrement en estime le Pro-gramme du droit
de prêt public (DPP), assise même, selon eux, de
la reconnaissance publique des ouvrages qu’ils ont
mis à la disposition du public par l’entremise des
bibliothèques canadiennes. Ce programme confirme
le statut d’auteur de ces
créateurs et assure à ces derniers, dont le travail
est souvent faiblement rémunéré, un revenu additionnel.
Le montant versé
cette année représente une diminution de
630 000 $ par rapport à celui de l’année dernière,
car le budget du programme DPP subit nécessairement
les pertes de placement du Conseil des Arts du Canada.
Conjuguée à l’augmentation constante du nombre d’auteurs
et de participants au Programme, cette situation
a fait passer le taux unitaire
de paiement à moins de 30 $, pour la deuxième fois
seulement au cours des 18 années d’existence du
Programme.
Cette situation
rappelle certes à la CDPP l’importance de se livrer
constamment à des analyses afin de gérer adéquatement,
selon un budget stable ou inférieur, la croissance
d’un programme qui accueille annuellement plus de
500 nouveaux auteurs et quelque 3 000 nouveaux titres.
Au cours des délibérations tenues cette année, la
Commission s’est concentrée sur un « plan de rajustement
» reposant sur le principe de base suivant : au
fur et à mesure qu’augmente le nombre d’années pendant
lesquelles un titre est inscrit au Programme, le
taux unitaire de paiement (déterminé par le nombre
de fois que le titre se trouve dans les bibliothèques
échantillonnées) diminue. Ce plan permettrait également
de restaurer le taux de référence de 40 $ (en vigueur
au cours des sept premières années du Programme)
pour les cinq premières
années d’inscription des nouveaux titres. Cette
période correspond généralement à la période d’utilisation
maximale d’un livre dans une bibliothèque publique.
La Commission
continue d’étudier toutes les facettes de ce plan
afin de veiller à ce que le Programme continue de
bien servir la communauté des auteurs.