Jane Urquhart

Jane Urquhart, lauréate du Prix littéraire du Gouverneur général en 1997 (photo : Jerry Bauer)
Histoires d'artistes
Jane Urquhart - acheter du temps
La romancière Jane Urquhart, lauréate de plusieurs prix littéraires, raconte pourquoi l’obtention de sa première subvention gouvernementale a été presque aussi importante pour ses parents, ses oncles et ses tantes que pour elle-même.
« Ils m’avaient cataloguée depuis toujours : pour eux, j’étais Jane, l’incorrigible rêveuse. Et soudain, leur confiance en moi et dans le métier que j’avais choisi s’accrut, et leur confiance alimentait la mienne. »
Auteure des best-sellers The Underpainter (qui a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général) et The Stone Carvers (en lice pour le même prix), Mme Urquhart, dont les œuvres sont publiées dans 11 pays outre le Canada, explique comment le financement gouvernemental permet aux écrivains d’acheter du temps. « Sans les subventions, j’aurais dû trouver une autre façon de gagner ma vie. Mais comment devenir écrivaine lorsque tout notre temps est organisé? »
« En 1982, je devais m’occuper des quatre enfants, de mon conjoint et d’un bébé. Je ne pouvais écrire que lorsqu’ils étaient en classe ou pendant les siestes. Ma fille dit toujours que je l’ai obligée à faire la sieste jusqu’à 18 ans. »
Le fait que des subventions gouvernementales sont attribuées à des œuvres publiées par des écrivains canadiens a aussi été d’une
« importance capitale » pour la carrière de Mme Urquhart.
« Je crois que la parution de mon premier poème dans Fiddlehead Magazine et l’annonce que le Conseil des arts m’avait octroyé une subvention ont été les moments les plus grisants de ma vie. »