Théâtre Bouches Décousues : Fil de coton, fil de soie, une histoire raconte-moi
C'est dans une école de quartier que s'est élaborée la courtepointe, graduellement, sous l'agitation des petites mains exaltées, et l'inspiration des textes de Jasmine Dubé et des tableaux de Sylvie Gosselin. La pièce, du Théâtre Bouches Décousues (Montréal), a pris son essor, joignant le théâtre aux arts visuels, racontant l'histoire d'une grand-mère et de sa petite-fille peintre, balisant un parcours pour 30 spectateurs.
La Couturière est née, permettant d'aller « là où le théâtre ne se rend pas, faute de lieu culturel adapté ». Présenté dans des lieux aussi insolites qu'une usine désaffectée, un cloître ou un aréna, le spectacle a attiré un auditoire de tous âges. À la Maison des Arts de Laval, lors de la Semaine des aînés (octobre 2004), il avait suscité une forte complicité entre jeunes et aînés. « Il est fait pour ce public ». Aussi, servira-t-il le Théâtre Bouches Décousues pour joindre un auditoire qu'il rencontre rarement : les aînés.
Avec l'appui du Conseil des Arts du Canada, il a embauché un agent de développement familier du milieu social et communautaire; une approche bien singulière puisqu'elle favorisera les partenariats avec des organismes qui n'appartiennent pas au secteur des arts. Cet agent fera connaître la compagnie aux associations de personnes âgées, aux organismes qui valorisent les rencontres intergénérationnelles, aux communautés éloignées et aux petites municipalités.
Combien de grands-mères, d'oncles, de parents âgés souhaiteront partager quelques bribes de leur vie, resserrer - raccommoder - des liens distendus avec leurs petits¬ enfants? La Couturière pourrait être le prélude d'une nouvelle histoire familiale.