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Enregistrement sonore

En l’an 2000, les maisons de disque canadiennes ont déclaré des revenus de 861 millions de dollars provenant de la vente d’enregistrements sonores – ce qui représente une diminution de 3 p. 100 depuis 1988. Selon Statistique Canada : « La baisse de 3,4 % de l'ensemble des ventes suscite des questions sur les incidences que peut avoir la technologie Internet sur l'industrie. Un grand facteur à l'origine du repli pourrait être le fait que les consommateurs téléchargent de la musique d'Internet. D'autres facteurs pourraient comprendre la concurrence pour le marché du divertissement, les prix des disques compacts et l'instabilité du secteur de l'enregistrement en général. »

« La musique canadienne incarne la créativité et l’esprit des Canadiens et Canadiennes. Elle nous aide à nous définir et traduit la richesse de la diversité culturelle et linguistique du Canada.  Les musiciens canadiens sont parmi nos meilleurs ambassadeurs culturels à l’étranger. Nelly Furtado, Natalie McMaster, La Bottine Souriante, Nickelback, The Barenaked Ladies, Diana Krall, Céline Dion, Bruce Cockburn, The Tragically Hip, et bien d’autres artistes enrichissent la vie des Canadiens et Canadiennes et contribuent à façonner notre image à l’échelle internationale. Ainsi, des milliers de musiciens et d’entrepreneurs canadiens, du classique au country, font découvrir la musique canadienne en participant aux festivals et aux manifestations artistiques partout au monde… Mais à l’heure actuelle, l’industrie canadienne de la musique subit une transformation profonde. Face aux défis de l’économie numérique mondiale, l’enregistrement sonore au Canada doit s’adapter et suivre le rythme de notre monde en évolution afin de conserver sa pertinence et sa compétitivité. »

Une nouvelle orientation de la Politique canadienne de l’enregistrement sonore
 Ministère du patrimoine canadien
 http://www.canadianheritage.gc.ca/progs/ac-ca/progs/pades-srdp/pubs/politiquesonore2002.htm

  • Entre 1995 et 2000, la plupart des catégories de musique ont vu leur part du marché se rétrécir. Les enregistrements de musique populaire et de rock - avec des ventes de 623 millions de dollars en 2000 - ont diminué de 6 p. 100 depuis 1998 alors que la vente de musique pour enfants a diminué de 50 p. 100.
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Revenus

Revenus par catégorie musicale
(en millions $)

1995

2000

Changement en %

Musique populaire/rock

663,5

622,9

-6,1

Musique classique et autre

49,5

52,5

6,1

Jazz et blues

19,8

55,0

177,8

Country et folk

65,4

43,9

-33,3

Pour enfants

26,0

13,0

-50,0

Autre

50,9

74,0

45,4

TOTAL

875,1

861,4

-1,6

  • Le jazz et le blues ont pour leur part gagné en popularité, générant 55 millions de dollars de revenu de vente en 2000 et représentant 6 p. 100 du marché total comparativement à 2 p. 100 en 1995. Les ventes dans les autres catégories de musique ont également augmenté – relaxation, musique de détente, gospel, danse, bandes sonores de film, hip-hop et musiques du monde.
  • En l’an 2000, les artistes canadiens ont lancé 1 034 nouveaux enregistrements – un niveau à peu près identique à celui de 1998, soit 1 023. À titre de comparaison, les artistes étrangers ont mis sur le marché 5 620 nouveaux enregistrements en l’an 2000.
  • En l’an 2000, les ventes réalisées par les artistes canadiens ont totalisé 138 millions de dollars, ce qui représente seulement 16 p. 100 des ventes totales. Les ventes réalisées par des artistes étrangers au Canada ont, pour leur part, totalisé 723 millions de dollars en l’an 2000.
  • L’industrie de l’enregistrement sonore comprenait 331 sociétés en l’an 2000 – soit une augmentation de 280 par rapport à 1998. Au total, 6 654 nouveaux enregistrements ont été mis sur le marché et les plus grandes sociétés (qui représentent 12 p. 100 des sociétés) ont été à l’origine de 87 p. 100 des nouveaux enregistrements lancés en l’an 2000. Selon Statistique Canada : « Les petites sociétés qui existent pour produire, dans certains cas, un seul titre ont tendance à entrer sur le marché et à en sortir très rapidement. »
  • Les profits des sociétés ont diminué considérablement de 1998 à 2000 puisque leurs dépenses ont dépassé leurs recettes. En l’an 2000, les profits générés ont atteint près de 158 millions de dollars, soit une diminution de 17 p. 100 par rapport à 1998. Dans l’ensemble, la marge bénéficiaire a diminué, passant de 15 p. 100 en 1995 à 12 p. 100 en l’an 2000.
  • Les ménages canadiens ont en moyenne dépensé 141 $ pour l’achat de disques compacts, de cassettes audio, de vidéocassettes et de vidéodisques en l’an 2000. (http://www.statcan.ca:8096/bsolc/francais/bsolc?catno=62F0034X)
  • Les sociétés sous contrôle étranger ont vendu pour 74 millions de dollars d’enregistrements faits par des artistes canadiens – ce qui représente 54 p. 100 de l’ensemble des ventes réalisées par les artistes canadiens. Les sociétés sous contrôle canadien ont vendu pour 64 millions de dollars d’enregistrements réalisés par des artistes canadiens en l’an 2000, soit une réduction de 19 p. 100 par rapport à 1998.

« Le secteur sous contrôle canadien est difficile, ces étiquettes ayant un bassin d'artistes plus restreint que leurs homologues sous contrôle étranger. L'instabilité de cette entreprise fait qu'il est difficile de lancer des albums à succès année après année. Il est probable qu'un bassin d'artistes plus large donnerait de meilleures possibilités d'accroître les ventes grâce à un enregistrement à succès. »

Le Quotidien (7 juillet 2003),
Statistique Canada
http://www.statcan.ca/Daily/Francais/030707/q030707b.htm
 

  • Les sociétés sous contrôle canadien ont employé 1 202 personnes en 2000 (48 p. 100 d’entre eux étant des employés à temps plein) comparativement à 877 en 1995. Les sociétés sous contrôle étranger ont employé 2 103 personnes en l’an 2000 comparativement à 2 344 en 1995. Bien que l’emploi total ait diminué, passant de 3 377 en 1998 à 3 300 en 2000, les salaires, les avantages sociaux et les frais de sous-traitance ont augmenté de 12 p. 100, pour atteindre environ 168 millions de dollars.

Source des données :
Enregistrement sonore, Statistique Canada (http://www.statcan.ca/francais/IPS/Data/87F0008XIF.htm)

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Faits saillants du Conseil des arts du Canada

Depuis sa création en 1957, le Conseil des arts a aidé un nombre inestimable de musiciens et d’organismes musicaux partout au Canada. Vous trouverez ci-dessous certains des faits les plus marquants quant à l’aide accordée par le Conseil.

  • En 2003, le Conseil a collaboré avec l’Association internationale pour l’éducation au jazz en se faisant l’hôte d’une soirée spéciale de jazz organisée à l’occasion de sa conférence annuelle, tenue à Toronto. Décrit comme une soirée historique, par le The Globe and Mail, ce concert a mis à l’honneur trois groupes de jazz canadiens – Rob McConnell and The Boss Brass de Toronto, The Hugh Fraser’s Vancouver Ensemble of Jazz Improvisation et enfin Vic Vogel et le Jazz Big Band de Montréal – de même que trois étoiles de la nouvelle génération de jazz – la saxophoniste Jane Bunnett, la pianiste Lorraine Desmarais et la trompettiste Ingrid Jensen. (/nouvelles/communiques/2002/bb127239249882812500.htm)

  • En 2001, le Conseil a organisé jazz i.d. – un concours national à l’intention des jeunes musiciens de jazz professionnels afin de les aider à rejoindre de nouveaux publics et à conquérir de nouveaux marchés. Les cinq groupes lauréats ont eu l’occasion de présenter leurs oeuvres dans le cadre de l’événement Jazz Expo, Canadian International Jazz Convention de Toronto qui attire de nombreux Canadiens et Canadiennes et des présentateurs et présentatrices de partout dans le monde. Les musiciens ont, à cette occasion, décroché des contrats afin de donner des concerts au Mexique, au Japon et dans d’autres pays. (/nouvelles/communiques/2001/ys127240305422031250.htm)
  • Les anciens du Conseil font souvent l’objet de manifestations de reconnaissance lors de cérémonies nationales de remise de prix en musique. Parmi les 20 gagnants du premier National Jazz Awards tenu en 2002, 17 ont, par exemple, reçu un appui financier du Conseil pendant leur carrière. De façon analogue, 53 musiciens et groupes mis en candidature pour les prestigieux Juno Awards de 2003 avaient reçu un appui financier du Conseil à un moment ou l’autre de leur carrière et 10 des musiciens mis en candidature pour ce prix en sont sortis gagnants.
  • Parrainés par le Groupe Banque Scotia, les Prix Killam d’une valeur de 100 000 $, sont parmi les prix annuels les plus prestigieux décernés pour avoir mené une brillante carrière en génie, dans les sciences naturelles, les sciences de la santé, les sciences sociales et les sciences humaines. En 2004, le Conseil a décerné l’un des prix Killam à Jean-Jacques Nattiez – un pionnier de la sémiologie musicale, qui est l’analyse de la signification en musique. M. Nattiez a publié plus de 150 articles et effectué des tournées de conférences dans plus de 20 pays. Ses livres ont été traduits en anglais, en italien, en japonais, en portugais, en espagnol et en roumain. (/nouvelles/communiques/2004/cs127280663718750000.htm)
  • Le Conseil a collaboré avec la maison de disque allemande Tradition & Moderne GmbH afin de présenter six artistes canadiens spécialisés dans le folk et les musiques du monde lors d’importants festivals européens tenus en 2003. La tournée promotionnelle intitulée Sonic Weave - qui fut un vif succès - a permis à des musiciens canadiens de mieux se faire connaître. (/nouvelles/communiques/2003/pb127245430078281250.htm)
  • En 2003, le Conseil a organisé Sons neufs comme le monde afin de faire connaître certains des artistes canadiens -  autochtones et de diverses cultures - les plus talentueux. Seize groupes de musique et artistes ont été choisis afin de se produire lors du forum de CINARS et à la Conférence Rendez-vous Folk de Montréal afin de mieux faire connaître les artistes autochtones et de musique du monde canadiens. En 1998, le Conseil des arts a coordonné les minispectacles de musiciens de cultures diverses et des Premiers peuples et, en 2000, à la foire WOMEX de Berlin, les spectacles de Native to Canada; (/nouvelles/communiques/2003/ph127245402781718750.htm)
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Investissements du gouvernement dans l’enregistrement sonore

  • Les dépenses du gouvernement fédéral au chapitre de l’enregistrement sonore ont augmenté de 96 p. 100 entre 1997-1998 et 2001-2002, atteignant ainsi 18 millions de dollars. Les dépenses des gouvernements provinciaux ont, quant à elle, augmenté de 65 p. 100, atteignant près de 8 millions de dollars. Les dépenses du fédéral au chapitre de l’enregistrement sonore représentent 0,6 p. 100 des dépenses totales du fédéral pour la culture, alors que les gouvernements provinciaux consacrent 0,4 p. 100 de leur budget culturel à l’enregistrement sonore.

Dépenses publiques au chapitre de l’enregistrement sonore (en milliers de $)

1997-98

1998-99

1999-00

2000-01

2001-02

Gouvernement fédéral

9 513

9 279

9 777

10 210

18 606

Gouvernements provinciaux

4 754

7 307

8 726

8 767

7 845

Source des données :
Dépenses publiques au chapitre de la culture, Statistique Canada (http://www.statcan.ca/Daily/Francais/040107/q040107a.htm)